Jump to content


Photo
- - - - -

BR.108 (FRA) Squadron History


  • Please log in to reply
14 replies to this topic

#1 Han

Han
  • Developer
  • Posts: 6670

Posted 25 February 2011 - 17:42

Hello friends. Please assist in writing ENGLISH text of history of the squadron which will be available to player in the first release of the New Career.
It should contains more than 2500 symbols (no upper limit), and it should describe WHOLE history of the squadron - from fundation till it's history end (amy be even till modern days, like for USAF 94th Aero Squadron for example).
Any additional facts and remarks are appreciated.

So please discuss and post your texts here for BR.108 French squadron

  • 0

#2 Jax_on

Jax_on
  • Posts: 541

Posted 01 March 2011 - 11:17

that's all I could find

BR 108

I. Founded in March 1915 VB 108
SOP 108 in June 1917
BR 108 end 1917 (G.B. 6 - Wing 12)
Becomes the 211th Squadron of the 1st R.B. 1-1-1920
11th Squadron of the 1st R.B. 1-8-1920
3rd Squadron of the Protection 1-1-24
4th squadron of the Protection 8-2-29
4th Squadron of the GB II/11 1-1-1934
Dissolved in 1935.
II. G.A.R. Hunting 572 created in 1937
E.R.C. 572 1-11-1938
5th Squadron of GC III / 5 on 15-5-1940.


was formed as VB 108 in March 1915.
Received Sopwith (assumed 1 1/2 Strutters) and was redesignated Sop108 in Jun 1917. Finally received Breguets, redesignated BR108 near the end of 1917. At that time is was with GB-6 Escadre 12.
  • 0

#3 Han

Han
  • Developer
  • Posts: 6670

Posted 01 March 2011 - 21:59

Damn. That is not too much… May be anyone alse will have some more luck? Guys?
  • 0

#4 Jax_on

Jax_on
  • Posts: 541

Posted 02 March 2011 - 07:47

Damn. That is not too much… May be anyone alse will have some more luck? Guys?

while searching information for br.108 found a lot of information about br.111. if we can replace 108 to 111 - I can compile the article. By the way, we already have a set of skins for br.111 made by Panthercules.
  • 0

#5 Han

Han
  • Developer
  • Posts: 6670

Posted 04 March 2011 - 23:53

We have added Br.111 to our plan, but Br.108 is still there too. So please, try to find something about it.
  • 0

#6 Rama

Rama
  • Posts: 338

Posted 10 March 2011 - 15:46

back to the forum after a long time and seiing this topic.

I have not much about Br.108…. but I have a lot about Br.107, created initially within the same Bomber Group (GB.3)
I will start translation for Br.107 only if you're interested.

Here the French text for Br.107:
**************************************



Le 24 février 1915 sont créées les VB 107, 108 et 109 pour former le 3ème groupe de bombardement

La VB 107 est dotée, comme les deux autres escadrilles du groupe, d'appareils Voisin de bombardement équipés de moteurs Canon Unné de 140 CV.
Le 17 mars, l'escadrille stationne à Brienne. Le 19, les nuages sont bas, le vent souffle. Le Cne BOUIN décolle avec son escadrille pour une séance de tir sur objectifs terrestres. Le sac à étuis de la mitrailleuse du Voisin n° 336 va dans l'hélice et la casse. L'avion étant à 50 m, le Sgt MAHIEU (pilote), coupe et atterrit sur un terrain de fortune. Le train d'atterrissage et la cellule brisés, l'avion est renvoyé par la direction du parc aux 2èmes réserves.
Le 20, les 5 avions restants rejoignent Belfort par la voie des airs. Dès le lendemain à 5 h 30, l'escadrille du serpent ailé reçoit l'ordre du Grand Quartier Général des Armées de l'Est d'effectuer sa première opération sur Altkirsh et Mülheim. C'est sous un vent d'est soufflant à 70 km/h, que nos cinq avions prennent l'air. Le moteur de l'avion du Cne GOUIN, cafouille et s'arrête. C'est en vol plané que le commandant d'escadrille rejoint nos lignes et se pose. Pendant ce temps, à Mülheim, les Voisin du Sgt FLANDRIN et du Cal NOGUES bombardent la gare et la caserne. Le Sgt DUFFOUR qui ne peut atteindre son objectif s'en prend à
un Drachen et à une batterie spéciale. Enfin, le Cne GLAIZE, qui a une faiblesse de moteur, l'empêchant de lutter contre le vent, se résout à bombarder un parc d'artillerie avant Altkirsh. Le 22 mars, notre escadrille rend visite à Fribourg. Le Voisin n° 331 prend feu et les aviateurs sont faits prisonniers.
Le 23, nous apprenons que la gare St-Lazare et la gare du Nord ont été endommagées durant la nuit par un Zeppelin allemand.
En avril, les bombardements se poursuivent sur la vallée de l'Ill, Mülheim, Cernay, Habsheim et Lörrach. Les Allemands ripostent violemment en arrosant de leurs bombes notre terrain et Belfort dont un magasin de munitions flambe. Le 28, nos bombes sont lâchées sur la gare d'Haltingen. Un dépôt d'armes
explose, deux locomotives sont détruites. La ligne coupée, les transports de troupes sont stoppés. Après un dur combat, un Voisin de la VB 109 est abattu par un Aviatik. Appellés en Artois, nous terminons notre séjour en Alsace par le bombardement de Metzeral le 8 mai.
Nous nous établissons sur le terrain d'aviation de Bruay et coopérons avec le GB2 pour la seconde bataille d'Artois. Entre Lens et Arras, les Allemands ont construit de nombreuses tranchées et abris que les poilus appellent "labyrinthe". Tandis que l'infanterie attaque, nous nous employons à anéantir les voies ferrées, les gares de Somain, Douai, Pont-à-Venin et l'aérodrome de la Brayelle.
Notre groupe qui a touché les avions-canons tient tête aux Aviatik et nous permet même de venir aux secours des autres avions. Début juin, nos Voisin-canons harcèlent les Drachen, interdisant pratiquement les observations. Celui de Méricourt devient même familier. Pour aider nos fantassins qui, après l'attaque du 9 mai, n'ont pu exploiter leur avancée, nous bombardons du 15 au 20 les batteries de Farbus, de Villerval et du bois de
l'Hirondelle.
Enfin, le 19 juin, le "labyrinthe" tombe. Le 22, cinq Drachen sont touchés par nos Voisin. Le 26, nous revenons de Douai avec nos avions criblés d'obus. Lors du bombardement de la gare, un essaim d'Aviatik nous entreprend. L'engagement est sévère. Arrivés à hauteur de Vitry en Artois, à 20 km des lignes, l'Aspirant GRATIOT (pilote) et le soldat VIROLET (bombardier) ont le réservoir crevé par un obus.
VIROLET, enjambant le bordage, descend dans le châssis d' atterrissage et tente de colmater la fuite d'essence qui coule dans le fuselage, mais n'y parvient pas. Le pilote, après avoir rétabli l'avion qui a été violemment secoué, coupe et tourne vers l'Ouest, allongeant le plus possible son vol plané. Ils franchissent les lignes en but à une canonnade et une fusillade, et atterrissent normalement.
Le GB3 bombarde un dépôt de munitions à Virny le 3 juillet. Puis les 13 et 14, Epinay et sa gare.
L'apprentissage est dur pour les jeunes pilotes. La vie est rude, épuisante, pénible. Le 19 juillet, nous rejoignons le GB1 et le GB 2 à Malzeville. Le 20, les trois groupes s'en prennent à la gare de Conflans-Jarny. Nos avions canons portent secours aux bombardiers en prises avec les Aviatik et mettent en fuite ces derniers. Suite à cette action, nous sommes chargés de la garde de Nancy.
Le 30 Juillet, quatre de nos avions attaquent le terrain de Vannecourt et Château Brehain. Le reste du groupe opère une diversion sur les campements à l'est de Saverne pendant que les GB1 et 2 se lancent à l' assaut des réserves pétrolifères de Pechelbronn. Le lendemain, la riposte est sévère. Près de Nancy, un appareil allemand est abattu par NUNGESSER..
Début août, notre groupe est basé à Malzeville avec les GB1, 2 et 4 où la centaine d'appareils passe sous le commandement du CDT ROISIN. Le 9 août, les quatre groupes, escortés de chasseurs, bombardent la gare de Sarrebrück. Les dégâts sont énormes. Outre la gare, la caserne de cavalerie est particulièrement touchée.
La réaction allemande est violente. Un avion-canon de notre groupe, obligé de combattre les Aviatik, tombe en vrille. Au GB4, un appareil s'abat dans les lignes allemandes, deux atterrissent en Lorraine et un quatrième en Suisse.
Le 25 août, alors que l'offensive franco-britannique est déclenchée en Champagne et en Artois, l'escadrille au complet participe à l'expédition sur Dilligen. Dès le passage de la première vague, les hauts fourneaux et les aciéries de la Sarre prennent feu. Les pertes humaines sont très élevées.



La bataille d'Artois septembre-décembre
Tandis que les trois autres groupes continuent à harceler les Allemands, nous rejoignons Humières le 3 septembre. Nous allons soutenir nos fantassins qui, sur ce front d'Artois, progressent en direction de Douai. La VB 107 va opérer dans un secteur qu'elle connaît déjà, mais où la défense anti-aérienne allemande est redoutable. Le 19 septembre, un incendie est allumé sur l'usine électrique de Pont-à-Vendin par 11 avions du groupe. Six appareils sont touchés.
Le lendemain, le même objectif est atteint, seuls deux avions rentrent intacts. Le 23, 40 obus tombent sur la gare de Cambrai. Mais nos avions se heurtent à un nouvel appareil, le Fokker E III. Le nouvel avion est très efficace grâce à sa "mitrailleuse synchronisée" qui permet le tir à travers l'hélice. Le 30 septembre, la moitié de nos avions sont atteints par les batteries spéciales lors du bombardement de la gare de Douai.
Octobre 1915, débute par des opérations sur des gares proches du front où règne une forte activité.
Après celle de Rouvoy le 2, celle de Pont-de-Courrières reçoit notre visite le 3. Les voies ferrées étant les axes préférentiels pour le ravitaillement, nos appareils bombardent Biache-Saint-Vaast le 10 octobre et incendient Achiet-le-Grand le 12. L'artillerie anti-aérienne de plus en plus précise, rend de nombreux appareils indisponibles. C'est ainsi que nous ne pouvons mettre plus de 5 avions en ligne le 4 novembre pour bombarder la gare de Boisleux. Malgré tout, le 28 novembre, les dépôts de munitions de Guillaumont flambent et sautent après notre passage.
Le Voisin handicapé par sa lenteur et par sa propulsion arrière qui empêche tout combat arrière devient vulnérable devant le numéro 1 allemand. Ainsi, notre sortie sur le terrain d'aviation d'Hervilly, au mois de décembre, qui nous oblige à livrer plusieurs combats, nous démontre que nos avions ne sont plus adaptés.

1916 Année d'épreuves
L'année 1916 voit la « Grande Guerre » se stabiliser. Pour le bombardement, c'est le déclin des expéditions de jour et une dure année d'épreuves pour nos équipages.
Le 22 janvier, le Gal JOFFRE contresigne un nouveau plan de bombardement, prévoyants des objectifs permanents. Face aux redoutables Fokker et Aviatik, notre escadrille s'entraîne au vol de nuit. Les pilotes réapprennent à piloter. Il devient difficile d'apprécier les distances, l'horizon et surtout la hauteur. On dispose des phares sur l'avant des carlingues. On balise la piste par des feux d'essence ou des voitures photoélectriques.
Le 21 février, à l'aube, 1225 pièces allemandes pilonnent les positions françaises de Verdun.
L'escadrille 107, qui devient groupe de nuit, rejoint Villers-Bretonneux, puis Esquennoy début avril.
Malgré l'attaque violente des Allemands à Verdun et la prise du fort de Douaumont le 25 février, JOFFRE refuse de renoncer à son offensive sur la Somme.
Alors que le cauchemar se poursuit à Verdun, nos avions se portent sur Roye, le Bois Sorel, le fort de Biaches et les dépôts de munitions de Crémery. L'aviation est en pleine réorganisation, mais prouve sur le champ de bataille qu'elle peut rendre les mêmes services que les autres armes.
Le fort de Douaumont est repris le 6 juin et l'offensive allemande stoppée. Le 31 juin, deux de nos avions-canons attaquent Tergnier pendant que le reste du groupe bombarde les gares de Nesle et de Roye.


Offensive de la Somme : juillet septembre 1916.
Le 1er juillet, nos appareils se portent de Péronne à Nayou sur Nesle, Roye et Ham. Un aiguillage de la gare de Saint-Quentin est détruit bloquant ainsi la circulation pour la journée. Les trains de renforts sont atteints, les victimes sont nombreuses.
Nos opérations qui sont maintenant nocturnes sont périlleuses. La gare fluviale de Voyennes est incendiée dans la nuit du 5 au 6 juillet, où 7 avions de la VB 107 larguent 36 bombes à l'anilite.
Nos Voisin-canons s'emploient à détruire les puissants projecteurs de l'artillerie allemande qui est maintenant bien organisée. Les objectifs restent les mêmes, l'escadrille du serpent ailé se déplace toujours en groupe et largue ainsi plus de 150 projectiles d'anilite de 120 entre les 9-10-20 et 21 juillet. Nous abîmons de nombreux avions, lors de nos atterrissages de nuit où les repères ne sont pas évidents.
Notre activité s'intensifie en août et septembre. Les objectifs ne changent guère, Fins, Ham, Roisel, Nesle, Tincourt, Hervilly, Guiscard. A chaque sortie quelques appareils du groupe attaquent les D.C.A facilitant ainsi la tâche de nos camarades bombardiers.
A chaque expédition, les équipages recueillent le maximum de renseignements. Prenons pour exemple le compte-rendu de la nuit du 22 au 23 septembre 1916
A ) Bombardement : 100 obus largués
- Camp d'aviation d'Hervilly éclairé…………………………………………….09 obus.
- Les gares de Flins, Roisel, Epehy………………………………………………15 obus.
- Les bivouacs de Vaux, St-Pierre-VaastMoislains………………………….38 obus.
- Templeux-la-Fosse, Tiucourt, Manancourt, Nurlu………………………..27 obus.
- Projecteurs………………………………………………………………………………11 obus.
B ) Batteries repérées.
- 1 Batterie en action en S/O. de Cartigny,
- 2 Batteries contre-avions à l'O et N/O du champ d'aviation.
C ) Bivouacs, lumières, feux
- Bivouac éclairé au sud de Moislans ( éteint après le bombardement)
- Lumières dans les bois au sud/est de Driancourt, de Rancourt,
- Lumières dans les bois su sud/est de Manancourt,
- Feux dans les bois de l'Epinette et Epehy,
- Feux dans le bois de Croix, de Vaux, St Vaast,
- Lumières sur la route de Fins à Péronne,
- Lumières à Aizecourt-le-Haut, Tincourt, Nurlu,
- Lumières à Lougavesnes, Fourques et Athies.
D ) Projecteurs
- 5 autour du champ d'aviation d'Hervilly,
- 2 sur automobiles entre Cartigny et Mesnil-Bruntel,
- 1 à Hamelet, Nesles (2), Langavesne (1), Aizecourt (1), Athies (2), Hombleux (1), Breuil (1), Léchelle (1),
Fins (1), Nurlu (2), Epéhy (2).
E ) Trains.
- 2 feux rouges gare d'Etricourt. Quelques feux fixes sur la voies Roisel-Epéhy-Cambrai.
- Feux blancs mobiles à Léchelle. Obscurité totale à Roisel et Péronne.
F ) Divers
Très peu de lumière et activité faible de l'artillerie dans la région allemande. Innombrables lumières dans la
région française surtout au Nord de la Somme, dans la région de Bray.
Incendie vers 20h00 à Péronne.
( compte rendu N° 228 du GB 3, nuit du 22 au 23 Sep 1916)


En octobre, nos avions s'en prennent aux terrains d'aviation. A 22H00, le 19 novembre, nous quittons le camp d'aviation d'Esquennoy pour un bombardement et une reconnaissance en arrière de la l0ème Armée. Au moment où l' avion du pilote LEROUSSEAU bombarde le bois de Champien, un obus éclate près de l'appareil, brise l'hélice et endommage fortement la cellule. Le moteur s'emballe. Le pilote coupe le contact, ferme l'essence et récupère l'appareil parti en piqué. Le maintenant en vol plané sur 15 km, il parvient à rejoindre nos lignes et atterrit près de Bus. La plupart de nos objectifs sont atteints, dont le château de Caulaincourt.
La nuit suivante, nos avions sont violemment canonnés, alors qu'ils opèrent sur les gares de Roisel et Vermand. Les trains sont atteints et explosent. Malgré la violence du vent, tandis que 3 avions-canons assurent le service de garde contre les appareils ennemis, le groupe bombarde les terrains d'aviation de Matigny, Guizancourt et Flez.
Le 23, tout le GB 3 accompagné de la VB 101 attaque en plein jour le terrain d'aviation de Grisolles.
Sur le front les pertes sont lourdes. Depuis le début de la bataille nous avons perdu près de 600 000 hommes. La bataille de la Somme se termine en cette fin de novembre sous des pluies torrentielles. Notre groupe et la VB 101 restent sur la Somme où l'activité ralentit. Nous terminons l'année par quelques expéditions sur les terrains d'aviation et les bivouacs allemands. Nous venons de prouver que l'on peut compter sur la cinquième Arme.


1917 ANNÉE TERRIBLE
Janvier 1917, le GB3 reste à Esquennoy sous le commandement du Cdt LEVASSOR. L'escadrille 107 qui a pour chef le Cne FLEURY, va garder en ce début d'année avec les escadrilles VB 108-VB 109- VC 111 et VC 113 les mêmes objectifs sur le front de la Somme. C'est sur un de ces objectifs que le Mdl LIBEYRE pilote et le Sgt LASSERRE mitrailleur disparaissent le 1er février.
Les vols de nuit se poursuivent. Les feux d'essence laissent bientôt la place aux rampes électriques alimentées par des groupes électrogènes. Ces puissants feux deviennent vite la proie des avions allemands.
Aussi, nos pilotes apprennent-ils à décoller et atterrir avec seulement leurs feux de bord. Ces méthodes périlleuses nous coûtent très cher, les accidents sont nombreux, nous "cassons du bois". Ainsi, le 11 mars, le Sgt GOUVERNET se tue au départ d'une mission. Le 15, la 107 compte trois morts supplémentaires, tués dans les mêmes conditions.
Le 12 mars, le Ministre et le comité de guerre décident d'interdire le bombardement des villes ouvertes (sauf en cas de représailles). Les bombardements seront limités aux hauts fourneaux, usines et établissements métallurgiques, aux objectifs de communications : gares de triage ou gares comprenant des magasins ou installations militaires, et enfin aux objectifs militaires : casernes, magasins, arsenaux etc…
Notre escadrille doit être transformée en escadrille de jour sur avion Sopwith. Mais les avions promis se faisant attendre, nous allons au Plessis-Belleville pour nous entraîner sur Nieuport 13 et 15 M. Comme il y a pléthore de ce type d'avion, la 107 devient provisoirement Escadrille de chasse de seconde zone.
L'escadrille 107, escadrille de marche de chasse le jour sur Nieuport et escadrille de bombardement la nuit sur Voisin, s'établit à Languevoisin près de Nesle pour effectuer des patrouilles sur le front. Notre aviation vient de s'installer dans la nouvelle zone reconquise. Les villages ne sont que tas de pierres. Les terrains d'aviation ont été labourés ou éventrés avec des mines. Certaines campagnes ont été inondées. Le 13 à la nuit tombante, quatre appareils bombardent les gares de Nesle et de Crécy-sur-Serre. A compter du 15 avril, l'avance de nos troupes nous permet d'obtenir des renseignements précis sur l'effet matériel et moral de nos bombardements. Le 16 avril, sous une forte pluie, l'offensive du "chemin des Dames" est déclenchée. Les Voisin de la 107 attaquent dans la nuit du 30 avril au 1 mai, la gare de Laon où un violent incendie est allumé, tandis que la PS 126 accompagnée de la 125, bombarde le terrain d'aviation d'Essigny-le- Petit sous la protection de 12 Sopwith anglais et les Nieuport de la 107. Pendant que nos escadrilles gravitent autour de Laon, nos propres terrains d'aviation sont bombardés et mitraillés par l'aviation allemande.
Le 2 mai, la PS 126 retourne sur Essigny, accompagnée par les Nieuport. Par note n° 10184 du 11 mai 1917, l'aviation de bombardement est restructurée. Ainsi le GB 3 est composé des VB 107, 108, 109, 113, des PS 125, 126, 127 et du parc 103. Les reconnaissances donnent naissance à un très bon service photographique.
Avec l'aide d'un officier de renseignement affecté au groupe, nos itinéraires sont mieux étudiés et nos objectifs plus facilement identifiables. Le 25, les Sgt QUINTIN, pilote et BARNICHON, mitrailleur, sont tués au cours d'un bombardement de nuit. Deux jours plus tard, ce ne sont pas moins de 1300 kg d'explosifs que notre groupe lâche sur les lignes adverses, le terrain de Nouvion-Castillon et la voie ferrée de Nouvion-la-Fère.
En juin, nos Voisin-canon facilitent toujours les bombardements de nuit en s'attaquant aux projecteurs allemands. La 126 s'entraîne au vol de groupe, car l'envergure et le poids du Schmitt ne facilitent guère le vol en formation. L'escadrille 107 en cette fin de juin 1917 se transforme sur Sopwith. Ainsi la VB 107 avec ses Voisin et ses Nieuport devient le Sop 107 avec des Sopwith.
Avec 8 de ses nouveaux avions, elle s'en prend le 4 juillet aux bivouacs de Versigny. Dans la nuit du 6 au 7, 20 avions Voisin du GB 3 bombardent la vallée de la Serre et la région de Laon. La 107 quant à elle, aligne 3 Sopwith (2 biplaces et 1 monoplace). Au décollage, un biplace se brise. Les bombardements sont
nombreux, certains équipages effectuent 2 voyages, l'Adj JAGNOT allant même jusqu'à tripler. 3128 kg d'explosifs sont largués. Le Sopwith biplace de notre escadrille allant même jusqu'à la gare d'Hirson larguer 4 bombes de 120. Le 13 juillet nos Sopwith accompagnent 18 Schmitt sur le terminal de Laon. Le S/Lt de HAUBERT de GENLIS de l'escadrille du serpent est tué en service commandé, suivi quelques jours plus tard du S/Lt FACIDIDE, pilote de la même escadrille.
Les bombardements se poursuivent dans la région de Cambrai. Le 29, la nuit est tombée, un à un les avions du groupe quittent leurs terrains. Notre objectif Pouilly-sur-Serre n'est pas encore atteint que les Allemands fondent sur nous. Nos Schmitt ne réussissent pas à rester grouper. Les formations sont de plus en plus nombreuses. Le Mdl BEARBE pilote et son mitrailleur DION sont tués suivis peu après des caporaux DEMAISON pilote et PERRIER mitrailleur. Devant la brusquerie du combat, les Schmitt renoncent. Le 31, dans les Flandres, sous une pluie battante, les troupes franco-britanniques se lancent à l'assaut en direction d'Ypres. Les Allemands reculent vers Gand, Mond et l'Est.
Le 8 août, l'escadrille du serpent ailé attaque avec ses Sopwith le terrain d'aviation de Mont d'Origny.
Les PS 126 et 125 avec les Sopwith de notre 107, survolent Cambrai le 18 août, larguent leur cargaison d'explosifs sur la gare et allument un incendie.
Quelques jours plus tard, les Sop de la 107 reviennent seuls sur le même objectif. A Verdun, les Français reprennent l'offensive, occupent les deux côtés de la Meuse, les sommets de "Mort homme", les bois des Corbeaux, d'Avocourt et de Cumières. Nos collègues des autres groupes prennent une part active à la
bataille.
Les 3 et 4 septembre, les Schmitt de la 126 larguent leurs obus sur la voie ferrée de St Quentin à Bohain et incendient la gare de Fresnoy-le-Grand. Nos Sopwith de la 107 quant à eux, ne changent guère, ils bombardent la gare de Cambrai. La nuit suivante, les Schmitt s'en prennent aux gares de Montcornet, Marle et Guise. Nos Sopwith accompagnés de la Sop 128, attaquent Fresnoy-le-Grand les jours suivants. Un avion de la 128 est pris à partie par six chasseurs qui le descendent en flammes.
Le 26, l'émotion est grande au groupe, nous venons d'apprendre la mort de Guynemer. Le mois se termine sur la gare de Fresnoy-le-Grand. Notre groupe est très compact, outre nos Sopwith et nos Schmitt quelques chasseurs nous accompagnent. L'objectif est atteint, mais un dur combat s'engage d'où nous sortons
sans perte.
Début octobre, le GB 3 toujours sous les ordres du CDT LEFORT se compose : des Sop 107 (Ltt de GEFFRIER), Sop 128 (Cne de la MORLAIS) stationnées à Flez, des VB 113 (Cne CADAUX), PS 125 (Cne GLAUDAZ), PS 126 (Ltt PAPIN), PS 127 (Ltt ABADIE) stationnées à Campien et enfin du Parc 103 (Cne
CASEL) stationné à Roye.
Le 11 octobre, les dépôts du Catelet sont bombardés. Le 16, nos avions larguent 1120 kg de projectiles sur les dépôts de Bohain et la gare de Fresnoy et 520 sur la gare de Cambrai.
Le 17 octobre est une grande date. 16 avions des Sop 107 et 108 se heurtent à plusieurs escadrilles allemandes : "La bataille du Mont d'Origny" est rude, l'adversaire supérieur en nombre et en armement engage une bataille inégale.
Le Cal HURTEAU pilote et le Sgt CELLE mitrailleur de l'escadrille 107 sont tués en combat aérien, ainsi qu'un équipage de la 108. Un avion de chasse allemand est abattu. Grâce au courage des Sopwith, les Schmitt peuvent lâcher tranquillement 360 kg de bombes sur la gare de Mont d'Origny et 1060 sur celle du
Catelet.
Le mois se termine par des expéditions sur les gares de Cambrai, de Mont d'Origny, du Catelet, du Cateau, de Crépy, de Mortier, d'Assis sur Serre, sur les cantonnements de Queue-Monceau et la forêt Daudry.
Les objectifs se situent entre 5 km (Catelet) et 28 km (Cateau) après les lignes.
En novembre, le Sopwith a perdu la faveur des pilotes, il est peu rapide et peu maniable face aux triplans allemands, Albatros, L.V.G et Aviatik, ainsi qu'aux Halberstadt très rapides. Le 20, alors que nos avions survolent Cambrai, des monstres d'acier vomissant le feu de leurs canons et mitrailleuses percent les lignes allemandes. 375 chars britanniques viennent de lancer la première charge blindée de l'histoire.
En décembre, la 107 se transforme sur Bréguet XIV B2. Ce nouvel avion, biplace, biplan est léger, le bois et l'acier sont remplacés par un nouvel alliage léger d'aluminium à haute résistance mécanique le "Duralumin". Sûr, maniable, il est muni d'une double commande. Enfin le bombardement vient de toucher un
excellent avion.


1918 Année victorieuse
L'année 1918 est riche et lourde d'événements pour notre aviation de bombardement. Le 3 janvier quand la nuit est tombée, 8 Schmitt du GB3 larguent 1550 kg de bombes sur les gares de Vadencourt et de Guise. Puis la PS 126 se transforme à son tour sur Bréguet. Les équipages ont une grande confiance en ce
nouvel appareil. Les chasseurs allemands ne peuvent atteindre le plafond des bombardiers. Mais avant d'atteindre 5000 mètres, nos Bréguet se heurtent parfois à des avions plus rapides. Notre groupe qui s'est installé à Champien opère avec la 3ème Armée. L'activité est faible durant la première quinzaine de janvier.
En prévision d'une offensive allemande, nous recevons des listes d'objectifs à bombarder de jour et de nuit. Vers la fin du mois, les Allemands lancent leurs bombes sur Calais et Dunkerque. Le 1er février, 4 escadrilles de Gotha bombardent Paris faisant plus de 100 morts. Le 10, les groupes de jour et de nuit sont
séparés.
Nos 2 escadrilles, les BR 107 et 126 font partie des groupes de bombardement de jour, plus précisément du groupement Féquant. La mission définie est le bombardement des terrains d'aviation et des gares dans la région Laon-Montcornet, ceci en temps normal. En période d'offensives, les missions sont modifiées, le bombardement du champ de bataille et des voies de communication devient prioritaire.
La BR 107 s'en prend au dépôt et à la gare de Fresnoy-le-Grand le 17 février et largue 1 tonne d'obus.
Deux jours plus tard, neuf de ses Bréguet lancent 48 obus sur le dépôt de la ferme Dandry. La BR 126, qui le même jour bombarde les gares et les dépôts de Ribemont et de Guise, perd un équipage. Le mois se termine par des missions sur les voies ferrées de Laon-la-Fère, Laon-Pouilly, Chauffeur et la ferme Dandry.
Le 8 mars 1918, 7 Bréguet de l'escadrille 107, 8 de la 126 et 5 de la 128 malgré une forte brume au sol, attaquent la gare de Laon. A l'est de l'objectif, des Albatros attaquent les Bréguet de la 107. Le combat est rude, les Bréguet 1272, 1277 et 1278 sont descendus, les équipages tués sur le coup. Six autres avions du groupe sont touchés. Outre les 3034 kg de bombes larguées sur l'objectif, les renseignements recueillis sont d'une grande importance. La grande activité, relevée dans les gares et les dépôts nous laisse présager d'une offensive prochaine.
Le 12, le groupe fait mouvement vers le terrain de la ferme de Maisonneuve. Après les combats du 8, nos Bréguet se maintiennent maintenant à haute altitude pour leurs bombardements. Les objectifs ne varient guère.
Le 15, 2200 kg de projectiles atteignent la gare et les croisements de lignes au Nord-Est de Laon. Au retour, un avion ennemi d'une patrouille de 4, attaque l'avion du Caporal ROGER et du Maréchal des logis ALEXANDRE. Ce dernier tire 160 cartouches et atteint l'Allemand qui abandonne. Le Bréguet, ayant 2
longerons, un mât et les haubans reliant la dérive au stabilisateur sectionnés, réussit à se poser sur le terrain de Mont de Soissons.
Le 17 mars, les nuages bas nous empêchent toute expédition précise. Six avions de l'escadrille 107 et sept de la 126, larguent des tracts. Il est 10 h 30, le lendemain, quand 25 Bréguet prennent l'air sous les ordres du Commandant POUDEROUX pour bombarder le château de Marchais. A 12 h 15 la visibilité est parfaite, le vent est faible. 157 obus sont largués à 4500 m d'altitude.
L'équipage du Maréchal des logis Des SALLES (passager) et du Caporal SOIRY (pilote) passe les lignes sous le groupe à 3900 mètres. Attaqué par un Albatros D III détaché d'une patrouille de 5, l'équipage accepte le combat. L'ennemi ayant épuisé ses munitions abandonne et est remplacé par un second, puis un
troisième avion. Le combat se termine à 400 m d'altitude. L'avion qui n'a pas été atteint, rentre dans nos lignes sous les feux des mitrailleuses des tranchées allemandes. A 12 h 50, tous les avions ont rejoint le terrain.
Le 21 mars à 4 h 30 du matin, 7 000 canons donnent le signal de l'offensive du Général Erich LUDENDORFF qui s'efforce de séparer les armées françaises et anglaises. Les BR 107 et 126 sont immédiatement engagées dans la bataille avec le groupement FEQUANT. Les assaillants parviennent à franchir
nos premières lignes au prix de lourdes pertes. Le 23, les parisiens font connaissance avec la "Grosse Bertha" qui avec son énorme canon pilonne Paris à partir de la forêt de St Gobain.
L'ardeur de nos équipages permet 31 sorties le 24. Nos avions s'en prennent aux convois, aux troupes et aux batteries dans les régions de Clastres, Grand Séraucourt, Coutescourt, Benay, Liez, Essigny le Grand, St Quentin, Ham, Villers St Christophe. A 13 h 20, une patrouille ennemie attaque notre groupe. Le Ltt BARJAUD tire sur 2 avions ennemis qui piquent vers le sol à Essigny le Grand. Entre la Fère et Essigny un appareil est pris à partie par un avion allemand. Les Français tirent sur l'intrus qui part en vrille.
Le Cne ROCARD attaqué à la fois par le dessus et le dessous riposte sur le plus bas et le descend. A 16 h 00 en vue des lignes, les monoplaces allemands abandonnent le combat. Tous nos avions sont criblés de balles. La BR 107 s'en prend alors à 3 Drachen. Un est détruit au sud de Liez, l'observateur saute en parachute et descend vers nos lignes. Les 2 autres au nord de Ham sont vivement ramenés à terre. L'équipage de l'aspirant ROUX et du Maréchal des logis CHAUDET de l'escadrille 126 est porté disparu. Il a été vu en vrille dans la région de Clastres-Essigny.
Le lendemain, l'activité est plus calme. Nos avions bombardent les voies de communication au nord de Jussy (ponts et passerelles sur le canal de St Quentin) et reconnaissent les lignes entre Tergnier et Jussy. Le 26, tandis que la BR 107 attaque à la mitrailleuse les troupes et les convois, la BR 126 lâche ses obus sur Jussy, Noyon, Nomesnil et Viry.
Nos équipages fournissent des efforts surhumains. Mais nos mitraillages et bombardements obligent les Allemands à se cacher et à se disperser. Nos missions de sacrifice stoppent l'offensive. Le 27, nos escadrilles effectuent plus de 30 sorties sur le champ de bataille. Alors qu'ils attaquent un convoi, le Sgt DROUET et le Cal VANDECASTEL ont leur avion touché et se posent à Mesnil-St-Georges. Les Allemands approchant et bombardant le terrain, ils essaient d'utiliser un des quatre appareils laissés dans les hangars, sans pouvoir y parvenir. Ils démontent alors les mitrailleuses, les chargent sur une auto française, mettent le feu aux appareils et hangars puis se replient avec les derniers fantassins.
Le 28, nous reconnaissons des groupes de fantassins en bleu, à Assainvillers et Ayencourt, nous confirmant ainsi la résistance de nos troupes. Le lendemain, en vue d'une contre-attaque, une coopération entre l'aviation et les autres armes est mise au point. L'ennemi se déplace entre Roye Grivillers et Beuvraignes.
Montdidier nous paraît abandonné. Le mois se termine par des bombardements sur Roye, Noyon et Montdidier sous une protection efficace de nos amis chasseurs.
Début avril, devant l'importance de l'offensive, le général FOCH qui a proclamé il y a quelques jours "il n'y a plus un mètre du sol de France à perdre", nous demande de coopérer avec les autres armes et surtout d'éviter le combat avec l'aviation allemande en sacrifiant notre mission. Il faut dire que déjà, le Bréguet XIV n'est plus le maître incontesté de l'air. Malgré l'installation de réservoirs largables, d'une mitrailleuse sous le fuselage, il ne peut se défendre qu'avec peine contre les nouveaux chasseurs allemands plus maniables, plus rapides, montant plus haut et plus vite. La première semaine, la bataille se stabilise, le front franco-anglais se consolide. La route de Paris est fermée à l'armée allemande. Les BR 107, 126 et 128 larguent 195 obus de 115
et 123 de 75 sur Roye et Jussy le 1er avril; Le 2, le vent et la pluie font rage, à 15 h 45, les 3 escadrilles prennent l'air et larguent 2 tonnes d'obus sur Flavy-le-Martel et Bonneuil. Le lendemain, les ordres d'opérations n'étant pas arrivés à 9 h 00, le Commandant du groupe nous donne l'ordre de bombarder les objectifs de la veille. Le 5 avril, cinq appareils de la BR 107 pris par la brume et les nuages, atterrissent sous la direction du Cne de GEFFRIER près de Luzarches. Le Sgt BENDIX capote à l'impact.
Le 6 avril, 15 avions des BR 126 et 128 vont bombarder notre ancien terrain de Champien. Le temps est très nuageux, 2255 kg sont largués à la faveur des trouées de la couche. Sur le terrain de Champien de nombreux appareils sont alignés au sol. Les Allemands procèdent à l'enlèvement des Bessonneaux. Le
lendemain, les trois escadrilles qui retournent à Champien sont prises dans les nuages et ne peuvent atteindre l'objectif.
Le 11 avril 1918, cinquante avions de notre groupe, par un temps très nuageux, bombardent Montdidier, les cantonnements de la vallée de l'Avre et encore le terrain d'aviation de Champien. Une vingtaine d avions sont observés au sol, tandis que quelques uns prennent l'air à notre arrivée. Nos anciens Bessonneaux
prennent feu et des avions sont détruits. Au retour le Cne PAPIN, commandant la PS 126, tire 200 cartouches sur un Drachen au sud du bois de Lignières et le force à descendre.
Le 12, notre groupe rend visite aux gares de St Quentin, Chauny, Jussy, Noyan et Happlincourt. Il est 18 h 00 quand nos avions larguent des obus de 115 et 75 sur un train de munitions à Hepplincourt. Deux fortes explosions retentissent et une épaisse colonne de fumée noire s'élève de la gare. Un avion D III est abattu par l'équipage BROUET-MONARD. Puis les expéditions se succèdent sur les cantonnements et les troupes ennemies de la vallée de l'Avre jusqu'à la fin du mois. Le 19 avril, le groupe effectue 13 sorties sur Plessiers- Rozainvillers, Beaucourt, Mézieres, Moreuil, Roye et le Quesnel. Le 20, la plupart des pilotes, observateurs et mitrailleurs qui prennent part aux bombardements de Caix, le Quesnel et Hangest en Santerre sont indisposés par le froid. L'Adj SUZANNE de la BR 107 subit même une congélation assez grave à la face. Le 22, après "l'as des as , le "baron rouge" disparaît dans la vallée de Somme.
Le 27, les escadrilles 107, 126 et 128 mettent en ligne 42 avions et larguent 5183 kg d'obus de 115, 90 et 75 sur les objectifs habituels. En 15 jours, le groupe vient de lancer 983 obus en 93 sorties.
Les Français et les Anglais ont repris la maîtrise du ciel. Les aviateurs deviennent un élément de succès dans la bataille. Lors des expéditions, les chasseurs opèrent une diversion sur les lignes pour attirer l'aviation allemande. Au retour, ils viennent à notre rencontre et nous protègent pour rejoindre nos lignes.
Alors que la bataille de Picardie s'achève, nous faisons mouvement sur Fourneuil. Un nouveau secteur de bombardement nous est dévolu. Il comprend les régions de Nesle, Ham, Roye, Noyon et St Quentin. Ainsi le 2, 26 Bréguet des BR 107, 126, 128 et 2 de l'Etat-major prennent l'air à 10 h 00 pour aller bombarder Ham, et malgré une DCA très nourrie, larguent 190 obus sur l'objectif.
L'Asp CABANNES, pilote et le Sgt MURRACIOLE, atteints par un obus, sont descendus en flammes. Le lendemain, les mêmes avions mettent le feu au dépôt de munitions de Ham et à la distillerie de Sébastopol (S.E d'Ham). Le 4, 26 avions des escadrilles bombardent la gare de St Quentin.
Le 6, les 107 ,126 et 128 profitent d'une éclaicie pour larguer 3 tonnes d'obus sur Flavy le Martel. Mais ayant perdu du temps avant de découvrir l'objectif à travers les nuages, 7 appareils sont à cours d'essence et atterrissent sur divers terrains sans incident. Le Ltt ROUSSELET, livre un combat à 7 Albatros avant de se poser indemne à Ribecourt. Le 8, trois équipages américains sont affectés au groupe. Le 9 mai à 11 h 10, 27 avions quittent notre terrain pour une visite à Flavy le Martel, Roye, Ham et Guiscard. Le Mdl GENOT et le S/Lt JARDIN de la BR 107 sont descendus dans la région de Roye.
L'expédition du 10 met le feu aux dépôts de la gare de Flavy. Le lendemain, alors qu'ils ont terminé leur bombardement, les Bréguet de la 107 sont attaqués par des Albatros. Le Cne de GREFFIER et le Sgt MARSEILLE tirent plus de 150 cartouches sur un avion ennemi qui tombe à la verticale et se perd dans la
brume. L'équipage du Cal LEBEGUE et du S/Lt LACLAIS réussit à se débarrasser de ses trois adversaires. Son avion atteint de plusieurs balles, le radiateur crevé et surtout les commandes coupées, atterrit en catastrophe à Ambleny. Le 15 mai, 23 avions du groupe FÉQUANT bombardent la gare de Nesle. Mais nous ne comptons plus sur nos chasseurs, appelés à d'autres missions plus importantes. Aussi quand après avoir reconnu que le terrain de Champien est abandonné, 5 albatros nous foncent dessus, un Bréguet est atteint d'une balle incendiaire et un autre criblé d'obus.
Le 16, à 13 H 15, 22 avions des BR 107, 126, 128 et 2 de l'Etat-major accompagnés de 75 Spad mettent le feu aux baraquements de Roye. Le 18, après avoir incendié la gare de Nesle, nos Bréguet se heurtent à une forte chasse adverse. Notre groupe se défend farouchement et abat en flammes trois avions. La BR 107 perd un équipage : le Mdl BENDIX, pilote et le Cal DÉCOURBE, mitrailleur. L'équipage, Cal LEFOLL et mitrailleur JOYET, de la même escadrille, ont leur appareil criblé de balles et les réservoirs crevés. Parvenant à ramener l'avion jusqu'à Fouquerolles, ils capotent à l'arrivée et brisent l'appareil.
Le 20, l'expédition est plus calme sur St Quentin. Le 22, l'objectif est toujours le même. A 7 h 00 une patrouille de six triplans Fokker attaque notre avion de queue au-dessus de Saint-Quentin. Le pilote, S/Lt JOURDAIN de la 107, est blessé à la cuisse. Le groupe engage le combat et dégage l'avion. La patrouille
allemande prise sous le feu de 10 de nos appareils abandonne le combat au passage du canal Crozat. Le S/Lt Jourdain atteint d'une seconde balle au pied, réussit cependant à ramener son Bréguet endommagé.
Le 27 mai, avec un effet de surprise totale, le commandement allemand qui n'a pas renoncé, attaque sur le chemin des Dames, bouscule les Anglais et les Français sur les ponts de l'Aisne à Maisy et Oeuilly.
Mission est donnée à nos avions d'attaquer la masse qui déferle vers la Marne. Nos avions bombardent la région de Soupirs et larguent 2400 kg d'obus. Un avion de la 126, pris à partie par 2 avions ennemis, flambe et s'écrase, tuant les Sgt des SALLES et LINGUEGLIA. En quelques heures, Fismes est pris.
Le 28, tandis que la poussée allemande continue, nos avions bombardent les routes et les convois dans la région de Fismes. 1500 kg d'obus sont largués et un avion ennemi est abattu. La 6 ème Armée française est repoussée, Soissons tombe. Le lendemain, les Allemands parviennent à 5 km de la Marne. Notre groupe prend position à Champeaufert et attaque les vallées de la Vesle et de l'Ardre.
Le 30 mai, les allemands qui ont franchi la Marne à Dormons et à Château-Thierry, commencent à s'épuiser. Mais pour les Parisiens, c'est la panique, ils repensent aux heures sombres de septembre 1914, les troupes du Kaiser ne sont qu'à 90 km de la capitale. Mais Pétain est décidé à tenir coûte que coûte.
Nos troupes se reprennent. Nos avions sont partout, sur Fère, Courville, St Gilles. Le 31, 32 avions du groupe bombardent Fismes, le terrain de Bonne-Maison et les importants convois entre Coulonges et Fère, Coincy et Recourt, à Bruy, Jonchery, Launois, Hourges etc…
Nos escadrilles sont déchaînées, attirées par la bataille, elles poussent même jusqu'à Fère-en- Tardenois.
Le 1er juin, le groupe FÉQUANT laise la région de Fisme pour le Tardenoy. Les Allemands progressent vers la vallée de l'Ourcq. Le 2 juin, tous les bombardiers se rencontrent à Oulchy-le-Château. Le 3, nos groupes opèrent avec le groupe MÉNARD. Le lendemain, alors que le « Tigre » déclare qu'il ne faut céder à aucun prix, les Allemands sont enfin arrêtés à la lisière de la forêt de Villers-Cotterêts.
Tout le bombardement est concentré dans cette bataille. L'escadre 12 lance à elle seule 17 tonnes d'explosifs. Mais ce sont nos escadrilles qui lancent le plus fort tonnage de projectiles. Les bombardiers font l'admiration de tous, ainsi à la tombée de la nuit, les fantassins de la 28ème division sortent des trous d'obus en agitant, vers les avions, leur casque au bout de leur fusil. Ainsi prend fin la bataille de l'Aisne.

Le 09 juin, le Général VON HUTIER veut ouvrir une route vers Compiègne et l'Oise, et enlève le bois de Lassigny. Cette offensive est baptisée : Bataille de la Matz. Le Groupement Ménard (Escadre 12) est d'abord seul à opérer. Nos armées qui, dans un premier temps reculent, se ressaisissent puis contiennent l'offensive le 10 et le 11. Nos escadrilles font mouvement sur Bléquencourt le 11 pour soutenir l'Escadre 12. Dès notre arrivée, nos avions partent à l'assaut. Les chasseurs allemands sont nombreux, les GB 3 et 4 larguent 15 tonnes d'obus au milieu d'un dur combat où 150 000 cartouches sont tirées. Le lieutenant D'ANGLE, observateur de la 126, est mortellement blessé. Le 12, nous soutenons la contre-attaque du Général MANGIN sur la ligne Orvillers-Sorel, Motemer. La route de Paris reste entre nos mains. Le 14, nos avions participent au bombardement de Soissons.
Début juillet, notre brigade se met au repos. Le 5, elle se transporte dans la région de Sézanne, à Linthelles et à la ferme de la Perthe, pour opérer dans la région de Château-Thierry où nos reconnaissances aériennes nous laissent présager d'une attaque allemande imminente.
Le 14 juillet, le Chef d'escadron DESPREZ de LA MORLAIS succède au lieutenant-colonel POUDEROUX à la tête de la 13ème escadre. Le 15, dès le petit jour, notre escadre est engagée dans la grande offensive de la Marne, "Bataille de l'Empereur". Le ciel est couvert, les nuages sont bas. La 4ème armée, après
un repli volontaire, consolide ses deuxièmes lignes sur lesquelles se heurtent les Allemands. L'offensive est brisée, l'ennemi bat en retraite, tandis que 62 avions de notre groupe lancent 9 tonnes de projectiles.
La concentration d'artillerie est impressionnante. La nuit, le spectacle est fantastique, les villages flambent, les explosions éclairent le ciel et les obus laissent des traînées blanchâtres.
Le bombardement est lancé en masse dans la bataille. Nos avions attaquent à basse altitude, reviennent au terrain, font le plein d'essence et de bombes et se relancent dans la mêlée. Le 17, tandis que les Allemands repassent la Marne, nos appareils détruisent les ponts entre Dormans et Tréloup. Notre groupe y laisse quatre équipages.
Le 18 juillet, la bataille est gagnée, nos équipages oubliant la sécurité ont joué un rôle primordial. Pour la première fois depuis 1916, le front allemand cède. En lisière de la forêt de Villers-Cotterets, le sol vibre, 300 chars de la l0ème Armée du Général MANGIN s'ébranlent. Entre Torcy et le bois Belleau, la 6ème Armée du Général DÉGOUTTE progresse vers Château-Thierry. A l'est, la 5ème et la 9ème Armée accentuent leur pression. La bataille de la délivrance est commencée.

Bataille de l'Ile de France 18 juillet - 4 août
De partout, la contre-offensive française est déclenchée. Le bombardement de jour s'efforce d'interdire aux Allemands de repasser la Marne pour s'enfuir. Puis, il attaque les troupes et les renforts ennemis qui s'efforcent de rétablir le front Villers-Cotteret, Oulchy-le Château, Fère en Tardenois.
"Le passage de la Marne est infernal" confesse un général commandant un des corps d'assaut allemand. Le Général commandant les pionniers allemands chargés de l'établissement des passerelles sur la Marne est tué par une bombe d'avion. Sous la menace des pelotons compacts des bombardiers français, les
troupes ennemies se dispersent et se cachent derrière le moindre obstacle.
Le 19 juillet, notre brigade survole la région entre Chacrise et Fère-en-Tardenois. Le 20, les Allemands commencent à lâcher pied. Le 21, notre mission est d'augmenter la confusion dans les arrières de l'ennemi. Le 22, notre groupe se concentre sur les vallées de la Vesle et de 1'Ardre, sur Jonchery, Muizon, Fismes, Savignysur-Ardre, Fère-en-Tardois, Coulonges,Arcy-Sainte-Restitue.
Le 23, notre escadre est renforcée par l'Escadrille de protection triplace C 46, commandée par le Cne BLOCH. La 46 est une escadrille réputée, déjà titulaire de deux citations à l'ordre de l'Armée. Le 24 juillet, notre groupe stationne à Roissy-en-France. Coopérant avec l'Armée MANGIN, nous sommes engagés entre
l'Aisne et la Marne. Jusqu'au 4 août, les objectifs sont communs à tous les bombardiers : les voies ferrées, les vallées de l'Aisne, de 1'Ardre et de la Vesle. D'importants incendies se déclarent, les trains sautent, le harcèlement de nos avions sur les bivouacs empêche tout repos de l'adversaire.


Bataille du Santerre 8 août - 4 septembre
Notre escadre, ne modifiant pas ses bases d'action, va participer à l'offensive de la 1ère Armée. Nos attaques aériennes vont appuyer l'Armée DEBENEY et la 3ème Armée de RAWLINSON qui vont réduire la poche de Mont-Didier.
Le 8 août, est "jour noir" pour l'armée allemande. A la faveur d'un épais brouillard, les Forces alliées l'assaillent de toute part. Le 9, nos avions bombardent la gare de Roye et poussent même leur expédition jusqu'à Avricourt. Le lendemain, nous mettons 79 appareils en ligne pour bombarder la vallée du Matz où les troupes allemandes reculent vers Lassigny et Noyon. Mont-Didier est repris. Les jours qui suivent, nos avions sillonnent le champ de bataille, mitraillent et bombardent à basse altitude. Le 20 août, malgré un temps épouvantable, nos équipages volant par petits groupes à moins de 400 mètres d'altitude, lancent 15 tonnes de bombes et tirent 10 000 cartouches sur l'Oise et l'Ailette, sur Laffante, Vauxaillon.
Le lendemain, nos escadrilles se portent sur Channy. Dure expédition où nous livrons 12 combats.
Outre nos blessés, le Mdl ALEXANDRE et le Cal HENNEQUIN disparaissent dans les lignes ennemies.
Le 26, nous perdons l'équipage d'un Caudron RXI de la C 46. Le lendemain, après un rude combat contre 6 Fokker, notre groupe en incendie 2. Le 28, les Allemands se replient des fronts de la Somme et des Flandres. Le 29, un de nos appareils est détruit par la DCA allemande. Le 30, le Cne DUSEIGNEUR remplace le commandant FÉQUANT.
Notre Escadre, engagée entre l'Oise et l'Aisne, vient de lancer 50 tonnes de bombes, de livrer 21 combats, d'abattre 8 avions ennemis et d'en perdre 3.


Bataille de Saint-Mihiel 12 septembre - 30 septembre
Le 7 septembre, l'escadre se transporte dans la région de St Dizier pour participer, le 12 septembre, à l'offensive américaine sur la boucle de St Mihiel.
Le 12 septembre, le vent souffle en tempête, les nuages sont très bas. Nos appareils décollent sous l'ouragan, glissent, se redressent péniblement et ne se maintiennent en vol que par la fermeté de nos pilotes.
C'est dans ces conditions pénibles que notre groupe bombarde entre Vigneulles et Conflans. La patrouille du Cne ROCARD est surprise par 8 avions de chasse. Un Bréguet succombe dès l'engagement. Le Cne ROCARD qui se porte à son secours, abat un Fokker mais paye de sa vie son geste généreux. Le dernier Bréguet qui prend feu sous la mitraille, largue son réservoir et se pose dans nos lignes. L'observateur a une balle dans le genou et le pilote est gravement brûlé.
Le 13, le temps ne s'améliore pas. Les 22 appareils restant disponibles agissent dans la région de Thiaucourt, Sponville et Damvitoux. Des Flandres à la Moselle, de Paris à Amiens et Nancy, les Alliés manoeuvrent librement.
Le 14 septembre 1918, est une date glorieuse pour notre bombardement, mais aussi la plus douloureuse. Notre commandant d'escadre envoie sur Conflans nos camarades du GB 4 escortés des Caudron de la C 46.
Nos 33 avions, après avoir franchi les lignes à l'est de Verdun, sont assaillis par 2 puis 3 patrouilles allemandes. Pendant 40 minutes, 28 avions ennemis dont plusieurs Fokker D 7 s'entremêlent avec nos Bréguet et Caudron. Dans cette lutte à mort, l'avion du Ltt de VILLÈLE et du Cal VALAT est atteint par des balles
incendiaires. L'appareil flambant comme une torche est maintenu par son pilote dans la patrouille. Le Cal VALAT au milieu des flammes, continue à faire feu de ses deux mitrailleuses, jusqu'au moment où l'appareil pique pour s'écraser au sol. Quatre avions ennemis sont abattus, mais 5 des nôtres ne rentrent pas.
A la suite de ces durs combats, dont toute l'armée américaine a été témoin, le Gal PERSHING tient à apporter personnellement ses félicitations aux équipages. Après le succès de l'offensive américaine, notre escadre opère en Champagne.


Bataille de Champagne-Argonne 25 septembre-11 novembre
II s'agit maintenant de réduire l'énorme protubérance que constitue le front allemand en France et que marque la puissante ligne HINDENBURG. Deux attaques sont décidées, celle des Anglais en Picardie et celle des Français en Champagne-Argonne.
Le 23 septembre, tout le bombardement de jour est groupé sous les ordres du Cdt de GOYS. La brigade de bombardement ainsi constituée a sa propre autonomie. Nos escadrilles 107 et 126 sont toujours stationnées à Combles et la C 46 à St Dizier. Le 25, les brigadiers JEANROY et JACOB de la BR 126 sont tués en service aérien.
Le 27, nous appuyons l'action de la IVème armée sur Sommepy, Attygny, Cernay, Vouziers, Challerange, Amagne et Lucquy. Le lendemain, sur l'Yser, les troupes du roi ALBERT 1er passent à l'action et font fléchir les Allemands. Nos bombardiers descendent entre 200 et 300 m pour mitrailler les troupes
allemandes en liaison avec notre infanterie, entre Marvaux, Mouthois et Séchault. Le 29, le secteur reste le même, mais l'action des bombardiers s'intensifie.
A partir de cette époque, les expéditions de l'escadre 13 s'effectuent dans de meilleures conditions.
Dotée d'une deuxième escadrille triplace de protection, et appuyée par l'aviation de chasse de la Division Aérienne, la 13ème escadre s'engage en masse par pelotons bien groupés.
En voyant passer nos bombardiers, les troupes à terre s'enthousiasment. Le 1er octobre, la Brigade bombarde les terrains d'aviation de Juniville et Vouziers. Le 2, nos escadrilles font partie des 120 avions de la Brigade de GOYS qui lancent 22 000 kg de bombes et tirent 11 500 cartouches sur les mêmes objectifs où le "plafond basse altitude" oblige des passages à moins de 200 m. Le 3, on recommence avec 223 avions et lançons 50 tonnes d'explosifs. Le 5, nos avions évoluent entre 300 et 800 mètres sur les vallées de la Suippes, de l'Arnes et de la Retourne.
Le 9, nous effectuons une attaque de diversion sur Damvillers pour faire craindre aux Allemands une attaque terrestre vers Metz et empêcher le déplacement de leurs réserves (150 avions en lignes - 33 tonnes de bombes larguées et 4 000 cartouches tirées - 9 avions ennemis abattus -1 équipage perdu).
"… Nos avions évoluent entre 300 et 800 mètres, sans rencontrer d'opposition sérieuse. Les chasseurs allemands reculent avec l'armée en retraite et leurs terrains ont été ramenés à une distance qui leur interdit des initiatives fructueuses. Mais ils n'ont pas abdiqué. Dans les derniers jours de la guerre nous assisterons, au contraire, à des attaques isolées d'une audace insensée. Les chasseurs allemands se précipitent avec rage sur nos formations, les fusillent à bout portant, dans une sorte de fureur désespérée, dont nous aurons, les hostilités terminées, la véritable explication.
Les chasseurs allemands étaient excédés des reproches que leur prodiguaient, avec un manque absolu d'équité, les Généraux de l'Armée de terre, les accusant d'être incapables d'arrêter les bombardiers français…"
Le 10 octobre, la brigade effectue le célèbre bombardement de Vouziers. La population civile avertie, avait déserté la ville. Dès la première vague, nos 164 avions larguent 36 tonnes de bombes, la gare s'écroule suivie de peu de la briquerie. A la seconde, les troupes allemandes se retirent vers Pauvres.
Le 12, Douai et Lille sont libérées, les Allemands se replient dans les Flandres mais opposent une dure résistance.
La première phase de la bataille de France se termine par une brillante victoire, après quinze jours de luttes ardentes au cours desquelles les bombardiers de jour ont inscrit une des plus belles pages de leur si glorieuse histoire.
Le 18 octobre, la retraite allemande s'accélère, les objectifs s'éloignent. Nos escadrilles rejoignent le terrain de Coupeville pour soutenir la 5° Armée.
Le 27, nos Bréguet prennent l'air sous un temps brumeux et une visibilité quasiment nulle, pour coopérer avec les fantassins en mitraillant les colonnes, les aérodromes et les batteries dans la région de Séraincourt. Le 29, nos avions bombardent la région de Remancourt et empêchent les Allemands d'être relevés.
L'ennemi recule, mais défend ses positions avec acharnement.

Le 1er novembre, nos Bréguet participent, avec les 150 avions de la brigade, aux bombardements qui permettent de dégager Noirval et Châtillon-sur-Bar. Nos troupes perdent du temps à dégager les chemins encombrés de matériels abandonnés. Le 4 novembre, après 2 jours brumeux et nuageux, le temps s'éclaircit.
Aussi notre Escadre en profite-t-elle pour lancer 38 150 kg de bombes sur Besace provoquant d'énormes embouteillages. Au retour, nos avions sont engagés par 5 Fokker D 7. Nos Caudron rejoints par 7 Spad nous dégagent en abattant 2 avions allemands.
Le 5, le mouvement de repli s'étend de l'Escaut à la Meuse. Le 6, nos fantassins progressant vers Sedan, Rethel, Rozoy, nos avions les soutiennent. Le 8, profitant des rares éclaircies, des avions opèrent entre 100 et 500 m sur les routes de Grève et St Marcel. Nous observons que des draps blancs sont accrochés aux clochers et aux maisons de Marnecourt et Boulzicourt, à plus de 20 km à l'intérieur des lignes allemandes. Les routes sont encombrées par de longues colonnes et convois. Les Allemands se retirent pressés par nos troupes.
Nos avions talonnent l'ennemi, bombardent des fouillis inextricables de convois et de troupes qui encombrent toutes les routes, notamment celle de Mariembourg à Philippeville.
Le 1er novembre, nos Bréguet participent, avec les 150 avions de la brigade, aux bombardements qui permettent de dégager Noirval et Châtillon-sur-Bar. Nos troupes perdent du temps à dégager les chemins encombrés de matériels abandonnés. Le 4 novembre, après 2 jours brumeux et nuageux, le temps s'éclaircit.
Aussi notre Escadre en profite-t-elle pour lancer 38 150 kg de bombes sur Besace provoquant d'énormes embouteillages. Au retour, nos avions sont engagés par 5 Fokker D 7. Nos Caudron rejoints par 7 Spad nous dégagent en abattant 2 avions allemands.
Le 5, le mouvement de repli s'étend de l'Escaut à la Meuse. Le 6, nos fantassins progressant vers Sedan, Rethel, Rozoy, nos avions les soutiennent. Le 8, profitant des rares éclaircies, des avions opèrent entre 100 et 500 m sur les routes de Grève et St Marcel. Nous observons que des draps blancs sont accrochés aux clochers et aux maisons de Marnecourt et Boulzicourt, à plus de 20 km à l'intérieur des lignes allemandes. Les routes sont encombrées par de longues colonnes et convois. Les Allemands se retirent pressés par nos troupes.
Nos avions talonnent l'ennemi, bombardent des fouillis inextricables de convois et de troupes qui encombrent toutes les routes, notamment celle de Mariembourg à Philippeville.
« … Pendant que nos formations puissantes et ordonnées survolent les lignes, en route sur leurs objectifs, un frisson d'enthousiasme court sur le sol, animant nos troupes fatiguées par la lutte, leur infusant de nouvelles forces pour se jeter plus en avant. Ce sera pour les bombardiers la plus haute récompense, qu'un de nos grands chefs, dont le regard pénètre à fond l'âme du soldat, ait demandé dans la journée du 3 octobre de faire tenir l'air le plus longtemps possible par les bombardiers, afin d'enflammer leurs camarades les fantassins par la vue des escadrilles volant à l'assaut… »
Le 10 novembre, notre escadre se transporte dans la région de Neufchâteau pour participer à l'attaque de l'Armée Mangin qui doit se déclencher le 12 en direction de Metz.
Mais le 11 novembre, l'armistice est signée. En moins de 5 mois, notre Escadre vient de larguer plus de 350 tonnes de bombes, de tirer plus de 120 000 cartouches, débattre 52 avions en combat aérien et perdre 28 de ses propres appareils.
Ainsi, s'est réalisée l'allégorie des ailes de la victoire. En regardant derrière eux, les bombardiers des Escadres 12 et 13 peuvent être fiers de l'oeuvre qu'ils ont accomplie.

D'après "LE JOURNAL DE MARCHE DE L'ESCADRON DE BOMBARDEMENT 2/94 « MARNE », BASÉ A SAINT DIZIER"
  • 0

#7 Han

Han
  • Developer
  • Posts: 6670

Posted 14 March 2011 - 21:05

Cool!
But… May you compile <10000 symbols english text from this one?

  • 0

#8 Han

Han
  • Developer
  • Posts: 6670

Posted 14 March 2011 - 21:20

And still BR 108 info needed…
  • 0

#9 Dutch2

Dutch2
  • Posts: 4369

Posted 05 November 2011 - 15:16

Did try to find something in all my books but I can find nothing about the BR108.
  • 0
If I wrote something in this forum that is hurting or abuse a member, organisation or country? Let me know by pm for the corrections, please do not react back by bashing/trolling/flaming or other personal attacks!

Yep I’m an 2009 Rof pre-order buyer and one of the few that did buy the Sikorsky game.

#10 Knokke

Knokke
  • Posts: 171

Posted 20 December 2011 - 20:45

Flying for the BR 108 in a career, I was surprised that there is so little information about its history.
I decided to try to find something more substancial. However, it is almost impossible to find on the internet anything related to BR 108 only. Most of the time, it is possible to find only informations about its parent units. Either the history of the squadron has been lost, or nobody so far bothered to put its history online.
It is no wonder that BR 108 history is intermingled with the histories of other bombardment groups: it has always operated as part of GB6 (BR 66, BR 108, BR 111), the 6th Bomber Group being itself a sub-unit of EB12 (12th Bomber Wing, constituted of GB5, GB6 and later GB9).

I've tried to make the history of BR 108 from the references found about Escadre de Bombardement 12, but this history is very similar to the one of any other escadrilles of GB5, GB6 and GB9 who almost always took part together in the same raids. These formations did'nt fight independently, but as a whole, often taking part in bombing raids comprising more than a hundred planes.

Here is what info I've been able to compile. An english native-speaker will probably required to put all of this in good english:

Escadrille BR 108

Escadrille BR 108 was founded in march 1915 as VB 108, equiped with Voisin airplanes. Part of the GB3 (3rd Bomber Group)

In june 1917, VB 108 is renamed SOP 108, having its planes replaced by Sopwith1 ½ Strutter. Part of the GB3 (3rd Bomber Group)

At the end of 1917 (probably in october and november), it is re-equiped with the Breguet 14 and renamed BR 108. The training of the crews on the new airplane is finished at the beginning of december 1917.
Along with BR 66, the railway stations in Amagne, Lucquy and Le Chatelet-sur-Retourne are bombed. An other raid is launched on the same objectives the 10th of december. The 11th, 11 Breguet from BR 66 and BR 108 are attacking the railway stations in Amagne and Conflans-Jarny. On the 21st and 22nd the Breguet of both escadrilles bomb the marshalling yard at Chalerange, and the railway stations at Montcornet, Asfeld and Bussy-les-Pierfont. They have to sustain several fights with enemy scouts. During the first two weeks of december, long range recon flights are also undertaken without escort. At the end of the month, night attacks are launched against the railway stations at Lumes, Chatelet-sur-Retourne, Montcornet, the airfield at Malmaison, and targets in the Retourne valley.
At the start of 1918, it has been realized that it would be more effective to engage the bomber squadrons in massive formations acting in cooperation. For this reason, BR 108 is now part of GB 6 (6th Bomber Group) since february the 20th 1918, along with BR 66 and BR 111, forming with GB5 and GB9 the EB12 (12th Bomber Wing).
EB 12 is led by Commandant joseph Vuillemin, who will be during the 2nd World War, the supreme commander of the French Air Forces during the campaign of France.
At the start of 1918, BR 108 with the remainder of GB6 is based on the airfield at Villeneuve.
In March, BR 108 with 15 airplanes, is transfered to Cernon, along with the other escadrilles of GB6 (BR 66 and BR 111).
At the beginning of march 1918, the german air activity is calm in the BR 108 sector. But the 11th of march, EB12 is heavily engaged by german scouts while making a bombing raid over the Suippes. On the morning of the 14th, EB12 is launching a bombing raid at 7 O'clock. They're escorted by two flight of respectively 5 and 3 french fighters of GC12 (Groupe de Combat 12 - 12th Combat Group). The objective is the railway station at Neuflize, to be attacked by 19 aircraft at 1 pm.
BR 108 takes part on an other raid with EB12 at 7 am on the morning of the 15th. Cover is provided by GC18 (6 planes from SPA 153 and 6 planes from SPA 48) during the return trip.
Another bombing raid of the EB12 is launched at 9pm on the 16th, with an escort of two patrols of six spads each.
The 23rd of march, a big raid with 6 flights of 5 Breguets is launched by EB12, targeting the Troyes railway station. 7 patrols are provided by GC18 to escort the bombers.
During the night of the 24th to the 25th, from 10pm to 1.45pm, EB12 send 7 Breguet on independent raids to attack railway stations, one airplane targeting each of the following locations – Vouziers, Juniville, Saint-Morel, Betheniville, Altigny – while Challerauge is attacked by two planes. At 3.45 in the afternoon, GB6 launches a 17 planes raid in the following areas : Saint-Rémy-le-Petit - Ville-sous-Retourne - La Gentillerie - Warmeriville - Saint-Hilaire-le-Petit - Pont-Faverger - Epoye - Mesnil-Lepinois . Bombing is greatly hampered by clouds. The results can't be observed, and no pictures can be made by the recon flights.
The 28th of march, BR 108 is transfered to Plessis-Belleville airfield, while BR 66 and BR 111 are staying in Cernon.
The 30h of March, despite poor weather conditions, 10 airplanes are leaving on a bombing mission. Most of the aircraft are engaged in violent fighting with agressive enemy scouts over the lines.
The german having launched an offensive in the Montdidier area, GB6 is flying 36 sorties to bomb and strafe enemy troops on the 30th of March. They're opposed by numerous enemy Albatrosses and Fokker Dr-I, and several airplanes are lost.
The first of April, GB6 launches a 6 aircraft raid to bomb targets in the Avre valley. The airplanes are not threatened during their flight to the target, but are attacked by several monoplanes with two machine-guns during their retreat, low over the lines. GB9, created on the 1st of march, is added as reinforcement to EB12 on this day and rejoin BR 108 at Plessis-Belleville airfield.
April the 2nd : EB12 sent 13 airplanes against the railway station at Ham. The next day, 27 sorties are flown against Champien airfield, and the railway station of Guiscard and camp areas in the vicinity. The 3rd, Champien airfield is again the target of GB6 during the morning in bad weather. The next day, all recon flight fail to reach the lines, as the ceiling is only 50m. The bad weather is holding, preventing GB6 to launch an attack on the 6th. Despite poor visibility, April the 10th see EB12 launching 57 sorties (21 bombing) targeting the railway stations at Royes, Jussy and Ham, and the airfield at Champien, as well as camp areas in the Roye sector. The airplanes have to suffer the attacks of enemy scouts during their return trip. The next day, an All-out raid is launched by EB12. GB6 is sending 24 airplanes to bomb the railway station in Saint-Quentin. Only GB6 and GB9 are able to bomb the objective, GB5 hampered by clouds, bomb targets at Jussy, Meziere-sur-Oise and Teregnies.
On the 12th of April, the weather being excellent, EB12 launches 113 sorties in 6 waves, targeting the railway station at Rosiere-en-Santerre, Jussy and Roye, as well as the camp areas to the east of Moreuil. Enemy aircraft, more numerous and active than the previous days, are causing several losses to the bombers.
During the period 9th to 29th april, Chaulne and Cappy airfield are bombed three times, and bombing raids are launched against Caix, Guillaucourt,Davenescourt, Nesles, and the railway stations of Rosiere-en-Santerre, Ternier and Peronne.
From the 29th of May, EB12 is engaged in support of the 6th and 10th army, against the germans who are attacking on the Chemin-des-Dames.
The 4th of June 1918, a bombing raid in the Saviere ravine against german troops concentrations is highly successfull. From the 4th to the 29th of june, bombing raids are flown ceaselessly against Rezon-sur-martz, Soisson, and in support of actions on the battlefield. After three weeks of intensive fighting, the germans are repulsed and the front is stabilized.
The 4th of July, EB12 is sent to Saint-Dizier to reconstitute its strength. But before long, the germans are launching an other offensive in Champagne. GB6 is transfered during July and august to the airfield at Pars-les-Romilly. On the 15th of july in the morning, all escadrilles of EB12, leaving Saint-Dizier, are attacking the germans columns crossing the river Marne and land at Mairy-sur-Marne, to the south of Chalons. At 4 pm, 174 sorties are flown over the same objectives. The same mission is flown again on the 17th, untill the german offensive is stopped on the 18th of july. The objective of the bombing missions is to prevent the german from fleeing across the Marne, and impeding the arrival of reinforcements trying to consolidate the front around Villers-Cotteret, Oulchy-le-Chateau and Fere-en-Tardenois. Bridges on the Marne are bombed on the 18th, as well as troops in the south. The 19th, attacks are mounted against the area Oulchy-le-Chateau, Dormans. On the 21st, villages on the northern bank of the Marne are bombed. From the 19th to the 22nd, up to 124 sorties are flown by EB12. 7 german aircraft are shot down for the loss of two crews. The 22nd, atacks are launched against the Vesle valley, fom Germiny to Gueux and Jonchery. From the 22nd to the 6th of august, several bombing raids are mounted against the Vesle and the Ardre valleys, as well as the area of Fere-en-Tardenois.
On the 7th, EB12 is transfered to a new area of operations near Beauvais, to reduce the Santerre pocket.
The 9th of august, a bombing raid is lauched against troops massed in the Avre valley, and the depots in Becquiny. The 10th, 100 airplanes drop 21 tons of explosives on Lassy, Chany, and the railway station at Ham. 2 enemy aircraft are shot down. The 11th, 133 sorties are flown to Guiscard, Porquericourt and Beaurains, and 25 tons of bombs are dropped. 6 enemies are shot down for the loss of 4 crews.
From the 12th to the 20th of august, the escadrilles of EB12 are sent to rest and train.
The 20th, 136 aircraft are sent over Jussy, Pont-Saint-Mard, the valley of the Ailette river on a low altitude (150 to 300m) raid.
The greatest raid is launched on the 29th of august, when 148 aircraft are despatched to bomb Brancourt and Anizy-le-Chateau.
From the 12th of september, BR 108 with the remainder of GB6 is stationned at Tantonville airfield, to take part in the battle of Saint-Mihiel. This same day, in extremely bad weather, a raid is flown and 9 tons of bombs are dropped on Saint-Benoit-en-Woevre. 8 aircraft are lost during take-off or landing incidents in this mission, because of strong gusts of wind. The next morning, the weather is still poor, but 52 sorties ar flown to Mars-la-Tour and Chaurfley.
The escadrille BR 108, along with the other escadrilles of GB6, is mentioned in the despatches of the Army of the North and North-East on the 19th of september 1918, by the order N°9 . 9 8 9 - 5 D. 3 « D » , signed by General Petain.
After the success of the american offensive in Saint-Mihiel, the EB 12 bombers are sent to the rear of the Champagne front.
On the 25rd of september, by a foggy night and a ceiling of only 600m, volonteers from EB12 fly a mission to attack railway stations and airfields. The leffincourt aerodrome is set on fire. From the 28th of september to the 30th of october, missions are flown in support of the troops, bombing german reserves or trench lines from low altitude, and bombing raids are launched against convoys, trains and railway stations. The 2nd of october, 120 sorties are flown. The 3rd, the same objectives are attacked by 223 aircraft. The next day, EB supports an attack of the infantry in the Cauroy and Machault areas. On the 5th, the valleys of the Suippe and Retourne rivers are bombed. On the 9th of october, a combined diversionary attack of EB12 (126 planes) and EB13 is mounted against Damvillers to try to convince the germans that an attack against metz is in preparation. It is hoped that this diversion will divert some of the enemy reinforcements away from the battle.
The 18th of october, the german army is retreating. EB12 is moving to airfields north of Chalons.
On the 29th of october, the 5th army is attacking. 89 sorties are flown against Seraincourt. On the 29th, BR 108 take part with EB12 in the bombing of Remancourt. The enemy is retreating, but is defending his positions desperately.
On the 1st of november, BR 108 takes part in a raid to Noival and Chatillon-sur-Bar. Convoys are destroyed on the roads. On the 6th, BR 108 is again engaged with EB12 on bombing raids over Faissault and Launois and the strafing of troops concentrations on the roads from Saint-Marcel to Greve.
EB12 will be engaged on such raids, pursuing the retreating german army untill the armistice, on the 11th of November 1918.

Escadrille BR 108, along with the other units constituting EB12, is mentionned on the despatches of the Army of the East on February the 4th 1919, by the order N°13.259 « D » signed by Marechal Petain.

During the war, BR 108 will be mentioned in despatches at army level four times. The formation will be one of the few units who will win the honor of wearing the green and yellow fouragere of the medaille militaire.
BR 108 has been credited with having shot down 10 enemy airplanes during the course of the war.

Groupe de Chasse III/5 was created on the 15th of May 1940. Constituted from escadrilles BR 108 and SPA 97, it was based at Bizerte-Sidi Ahmed (Tunisia) and was equiped with Morane Saulnier MS-406 airplanes. GC III/5 was credited with an unconfirmed victory against an Italian airplane during WWII.

  • 0

#11 LukeFF

LukeFF
  • Tester
  • Posts: 7853
  • LocationRedlands, California

Posted 20 December 2011 - 21:08

Knokke, that's all good and well, but the BR108 history has been finalized and in the game for a long time now.
  • 0

#12 Knokke

Knokke
  • Posts: 171

Posted 20 December 2011 - 21:13

If the devellopers have in mind to add more Breguet 14 units in the career mode, I have written an english text about the history of Escadrille BR 210.
This escadrille is a bit different from the units that flew in the big bomber wing like Escadre de Bombardement 12: it was a special unit whose task was primarily to direct the fire of the very heavy artillerie (ALGP, or Artillerie Lourde à Grande Puissance in french). ALGP is the artillery batteries that were deployed well behind the front, either static emplacements with guns taken from coastal artillery, or railway guns, of very heavy caliber (220mm, 340mm, 370mm, 400mm).
Most of the missions flown were recon flight deep behind enemy lines to find targets for the big guns (such as big underground dug-outs, marshalling yards, depots, enemy heavy artillery, troops concentrations behind the lines, and fortifications , as well as artillery spotting missions for the said guns. But a number of observation, bombing, or strafing missions were also executed when the need was accute, or when it was impossible to spot for the heavy guns when the front was moving too fast (during the last part of the war), or when weather conditions were not favourable.

here it is, if it can be of any use:

ESCADRILLE BR 210:
The squadron missions are essentially high altitude artillery spotting for the ALGP (heavy artillery batteries) of 2nd French Army.
The first three Breguet 14 A2 arrive on July 31th 1917 at Julvecourt. August 8th 1917, three more Breguet are added to the squadron who is transfered to Souilly airfield, and receives three more airplanes the next day. Soon, the squadron has 10 Breguet on strenght, as well as 5 Letord 1.
The squadron is responsible for artillery guidance on the left bank of the Meuse river, while Esc. BR 213 (C.O. Cne Guichard) has the right bank as its area of responsability.
The squadron, owing to the superior autonomy of its Breguet 14 A2, is also engaged in several long range recon missions 100 to 200 km behind enemy lines, at an height of 5000m, lasting several hours.
In august, during the attack on Verdun from the 11th to the 25th august, Esc. BR 210 also make several low altitude mission, machine-gunning and bombing german trenches, strongpoints and camp areas in the Montfaucon sector. During the duration of the battle, 129 sorties are made ; 40 artillery spotting missions, and 5 long range reconnaissances.

Esc. R210 is finally officialy renamed BR 210 at the end of august - beginning of september 1917, when it is entirely equiped with the Breguet 14 A2.

On the 20th of september, BR 210 is transfered under the command of 6th Army to Saint-Amand airfield. The next day, the squadron flies to la Raperie-de-Saint-Amand, near Saconin-Breuil, a few kilometers to the south of Soisson, where SPA 62 is based. The Esc. BR 213 will join them at a later date.
The end of september and october are spent by the escadrille flying ALGP spotting and recon missions in preparation of the Malmaison offensive, several difficult missions being flown to adjust artillery fire on the railway stations in Laon and Tergnier. Enemy opposition is stiff, and several instances of combat with Albatrosses D.III are reported.
On the morning of the 23rd of september, the attack on La Malmaison is launched, and is so successfull, that BR 210 has not enough time to fix targets for the heavy artillery, the ground troops progressing quickly in the german lines. BR 210 can only fly missions to observe the front.
During october while based at Saint-Amand, the escadrille flew no less than 53 observation missions, 25 spotting missions for the ALGP heavy artillery (including 2 night missions), 22 radio testing flights and 5 photographic missions.

From the 16th to the 18th of november 1917, the escadrille is transfering from Saint-Amand to Luxeuil, to take part on an other offensive with the 7th Army. From Luxeuil, it will rejoin Escadrille BR 7 (C.O. Cne Viennot) at Romagny.
The offensive being scrubbed, BR 210, along with BR 7 goes back to Luxeuil the 22nd of november, for rest and release.

From the 1st to the 3rd of december 1917, BR 210 transfers itself to Cernon airfield, its mission being spotting duties for the batteries of the american artillery instruction camp at Mailly. A new airfield is constructed at Haussimont, to accomodate BR 210 and the american squadrons soon to be formed. Personnel from BR 210 spend their time instructing american observers in the french methods of artillery spotting. BR 210 is temporarily transfered from the 14th of january 1918 to the 2nd of february 1918 to Linthelles airfield. From february the 2nd to march 28, the escadrille is back to Haussimont, instructing the american and french personnel of the ALGP in the use of air-to-ground radio-communication equipment.

An offensive in the Somme having been initiated by the germans, BR 210 is transfered on the 28th of march to Coincy airfield. Long range recon patrol are flown over the front as soon as the transfert is completed. Flights of three aircraft are sent simultaneously on patrol at 5000m, to reduce the risks.

Once the front is stabilized, BR 210 is transfered the 11st of april, to the Sacy-le-Grand airfield, to be under the orders of the ALGP of the third army. Photographic missions and night observation patrols are flown as well as the regular artillery spotting missions.
From the 16th to the 21st, the escadrille is engaged in a campaign of photographic missions on the rear of the enemy lines.

The 27th of may 1917, the german army launches a great offensive on the Chemin-des-Dames, and starts heading toward Chateau-Thierry. BR 210 is flying a great number of recon sorties and spotting missions for the profit of the ALGP batteries. Missions were flown to try to locate a german very heavy artillery piece that had started to fire on Paris, supposedly from the Beaumont-en-Beine area. The observations are hampered by poor meteorological conditions, and by the activity of enemy scouts patrols. On the 5th of june, a flight of four Breguet 14 is flying over the Beaumont-en-Beine forest, followed by a heavy anti-aircraft fire. The emplacement of the « Paris Kanonen », very well camouflaged is finally discovered, as well as a fake emplacement, and the positions of three anti-aircraft batteries. The next morning, a mission to guide the fire of an ALGP battery on the german gun fails due to unfavourable weather conditions : clouds over the area are restricting the possibilities of observation. Two night missions are flown at about the same time to try to locate enemy movements during the night.

An other german offensive is starting on the 9th of june 1918, in the Noyon-Montdidier sector of the front. The ALGP batteries are moved away from the front, to avoid them falling into the hands of the germans, and BR 210 is flying mostly dangerous low altitude missions in support of the heavy artillery of the army and observations of the enemy movements behind the lines.
The 10th, the Breguet are flying bombing raids on the enemy's troops that are moved around the front. The 11th , inclement weather forbids flying for the ALGP, but reconnaissance missions are carried at low altitude over the area of the fighting. The 12th, missions are flown to guide the fire of the artillery. The 13th sees the BR 210 performing the same missions, as well as a strafing german positions. Missions are flown in support of the artillery, or to observe the enemy movements, until the front is stabilized.

On the 20th of June, Esc . BR 210 receives the order to relocate on Rousseloy airfield, in support of the 10th army, but still performing missions for the 3rd army ALGP batteries. It will share the airfield with an other artillery spotting escadrille, Esc. BR 209 (C.O. Cne Marcel de Flers). BR 210 is flying both artillery spotting and night observation missions during this period. From the 23rd to the 30th, night missions are flown everyday. Landing red and white lights in the form of a « T » to indicate the wind direction are observed during this period on several german airfields who used to send planes to attack Creil and Paris under the cover of darkness.
Around the same time, trials are made with parachutes, but they're only performed with sandbags tied to the harness, as none amongst the crews can be convinced to jump from an airplane. The trials are successfull, but the crews still complain that the parachutes are too bulky.

The 7th of July, BR 210 moves to Raray airfield. to cooperate with the 10th army, while BR 218 will take over the responsabilities with the 3rd army. Recon flights and artillery spotting are immediately performed for the ALGP batteries. The enemy activity is calm in this sector, the german having launched an offensive in the Reims area. In july 1918, the escadrille BR 210 has 12 Breguet 14A2 in its inventory, as well as 4 Caudron R11.
The 1st of july, general Mangin's army having counterattacked, BR 210 is busy directing the fire of ALGP pieces firing near Soisson to prevent the arrival of the german reinforcements, and directing counter-battery fire of other heavy artillery pieces.
The 28th of july is seeing an increase in the volume of artillery fire and in germans troops movements : an offensive is being prepared in the Vauxbuin – Oulchy-le-Château area.
Cne Thebault, commanding officer of the BR 210, is wounded during a recon mission while being attacked by a flight of 8 Fokkers. Cne Brunswick take command of the escadrille on july the 23rd.
The 25th of august, BR 210 is transfered to Bazoche airfield, between Trumilly and Duvy, near Crepis-en-Valois. There, it will cooperate with the 1st army heavy artillery, as well as taking part in recon missions and the droping of leaflets aimed at demoralizing the german with news of the preparation for war of the americans.
The 5th of september, Cne Brunswick, being sick with disentry, is evacuated to the hospital, and his responsabilities are taken over by Ltt Fresnay.
September the 15th : The escadrille is to move to Fontaine-sur-Coole, 15km south of Chalons, and will be under the command of the 4th army, as well as escadrille BR 213 (C.O. Cne Pierrot). The airfield being too far from where the planes are needed, the escadrille moves to Coupeville, 20km to the east of Chalons, on the 24th. An attack is lauched on the 26th, and progression of the infantry is so swift, that the guidance of the ALGP's fire is problematic. The 10th of october 1918, the germans are routed, and are withdrawing to Retourne. Everywhere, the progression is so fast, that the ALGP pieces are no longer needed, and can't follow the rapid advance. Escadrille BR 210 is sent to rest at the Herbisse airfield, near Troyes, where it will stay untill the armistice, on november the 11st 1918.
During the war, the escadrille had lost 8 crew members in combat or in accidents, had 11 wounded in combats and an other 2 in mishaps. It had scored 4 confirmed victories, and 3 more unconfirmed.

Escadrille BR 210 is officially dissolved on the 8th of july 1919, at the Lyon-Bron airfield.

  • 0

#13 Knokke

Knokke
  • Posts: 171

Posted 20 December 2011 - 21:15

@ LukeFF:

I know, but does that mean it can't be completed in a future release?
  • 0

#14 242Sqn_Wolf

242Sqn_Wolf
  • Posts: 2881

Posted 20 December 2011 - 21:56

@ LukeFF:

I know, but does that mean it can't be completed in a future release?

Then maybe you should start a new thread. "Squadrons you would like to see in career mode."

I'm sure there are many more of us that would like to see more squadron in career mode. Also keep in mind we don't have all the maps yet.
  • 0

#15 Dutch2

Dutch2
  • Posts: 4369

Posted 21 April 2018 - 14:54

No sence to make this 2011 still pinned, please keep this forum clean and up to date.



Thanks for unpinning, pity that I always have to ask this, I still think moderators most keep this forum up to date to keep this forum attractive.
  • 0
If I wrote something in this forum that is hurting or abuse a member, organisation or country? Let me know by pm for the corrections, please do not react back by bashing/trolling/flaming or other personal attacks!

Yep I’m an 2009 Rof pre-order buyer and one of the few that did buy the Sikorsky game.


0 user(s) are reading this topic

0 members, 0 guests, 0 anonymous users